Parce qu’une société sans une agriculture en bonne santé met son avenir en péril, ce secteur autrefois réservé à une tranche de la population rurale s’est ouvert sur l’extérieur afin de multiplier ses savoirs faire. Aujourd’hui véritables chefs d’entreprises, les agriculteurs sont amenés à développer des compétences non seulement agricoles mais également de gestion et de management.

Agroalimentaire, les tendances à surveiller cette année

Depuis quelques années, l’agroalimentaire occupe la tête des industries françaises par le chiffre d’affaires réalisé, son évolution mais également le nombre d’emplois offerts chaque année. Dans cet article, nous allons faire le point sur ces chiffres actuels du secteur et les principales tendances qui vont marquer le marché au cours de l’année 2018.
Un secteur qui résiste à la crise : ce à quoi il faut s’attendre en 2018
Malgré les nombreuses crises, le secteur de l’industrie agroalimentaire ne cesse de croître. De 2016 à nos jours, les chiffres sont incontestables ; un chiffre d’affaires estimé à 172 milliards d’euro en 2016, plus de 17 000 entreprises travaillant dans le secteur et 427 213 collaborateurs sur l’ensemble du territoire français. En trois ans, le secteur a généré 10 864 emplois, ce qui fait de l’agro-industrie l’un des plus gros pourvoyeurs d’emplois en France ces dernières années. Pour les acteurs évoluant dans le secteur, cette année sera marquée par plusieurs tendances, qui ne sont pas toutes nouvelles, mais méritent d’être prises en compte pour faire face à la concurrence et garder sa part de marché.
1. La transparence de la part des industries de production
Après les sandales autour de certains produits, les associations de consommateurs sont devenues très prudentes et plus rigoureuses concernant le contrôle de la qualité des produits agroalimentaires. Ainsi, elles exigent de la transparence autour des ingrédients et de la procédure de fabrication pour être sûres de la provenance des produits, en plus des arguments avancés par les fabricants.
2. La sécurité sanitaire aussi d’actualité que les dernières années
Les préoccupations sanitaires sont au cœur des questionnements des consommateurs qui, pour la plupart, ont du mal à croire aux différents positionnements des fabricants concernant la santé. La teneur en sucre des boissons, le taux de cholestérols dans les aliments salés et gras et les plats des fastfoods, etc., reviennent sans cesse dans les conversations des consommateurs qui ont de plus en plus peur pour leur santé. C’est pourquoi, en 2018 plus que jamais, la dimension sanitaire doit être au centre des travaux des industriels afin de proposer des produits qui ne nuisent pas à la santé à moyen ou à long terme.
3. Le bio et les ingrédients naturels séduiront encore
Il y a quelques années, le monde comptait juste quelque rares végétaliens qui avaient la préférence absolue pour les produits bio sans substance chimique. Aujourd’hui, cette tendance pour le bio et pour le naturel s’est généralisée, les consommateurs font confiance à certains labels qui assurent l’adéquation des produits avec les normes imposées par certains clients. Plus qu’un positionnement publicitaire, le naturel et le bio sont devenus des réalités à prendre en compte désormais tout comme le halal, car les consommateurs sont devenus beaucoup plus exigeants face à leurs besoins.
En somme, ce sont les trois tendances qu’il faudra surveiller en 2018. Même s’il y en a d’autres, celles-là devront plus faire parler d’elles.

politique agricole commune

L’Allemagne et la France prêtes à adopter une position commune concernant la réforme agricole de l’UE

Suite aux propositions de réforme de la politique agricole annoncées par l’Union européenne l’Allemagne et la France prépareront une position commune à cet effet, a déclaré le ministre allemand de l’Agriculture Christian Schmidt, au cours de la dernière semaine du mois de Janvier.

De nombreuses reformes prévues pour soutenir l’agriculture à la veille de 2020

En effet, l’Union européenne prévoit un paquet de réformes pour son vaste programme de soutien à l’agriculture après 2020, ce qui est d’autant plus difficile que la décision de la Grande-Bretagne, contributeur financier net, de quitter l’UE signifie que le bloc sera confronté à un important déficit de financement pour les subventions agricoles.

Cela a bien évidemment suscité quelques craintes concernant l’UE qui devrait envisager de revoir son vaste programme de soutien financier aux agriculteurs. M. Schmidt a déclaré qu’il avait rencontré le ministre français de l’Agriculture Stéphane Travert lors du dernier week-end du mois dernier à l’occasion du salon de l’alimentation Green Week à Berlin et qu’il avait accepté de préparer une position commune franco-allemande sur la réforme agricole de l’Union européenne. « La politique agricole commune de l’UE est importante pour garantir l’approvisionnement alimentaire et elle doit donner aux agriculteurs européens une perspective à long terme », a déclaré M. Schmidt, avant d’ajouter que « la politique agricole commune de l’UE est importante pour garantir l’approvisionnement alimentaire et elle doit donner aux agriculteurs européens une perspective à long terme ». Cependant, aucune décision concrète n’a filtré pour le moment.

Petit rappel sur les origines et les objectifs de la PAC

La politique agricole commune a ses racines en Europe de l’Ouest des années 1950, dont les sociétés avaient été endommagées par la Seconde Guerre mondiale, et où l’agriculture était paralysée et les approvisionnements alimentaires ne pouvaient être garantis. Aujourd’hui, les principaux objectifs de la PAC sont d’assurer aux Européens un approvisionnement stable et durable en denrées alimentaires sûres à des prix abordables, tout en garantissant un niveau de vie décent aux agriculteurs et aux travailleurs agricoles.

Les Français adhèrent de plus en plus aux produits bio

L’expansion des produits « bio » devient constante en France, car les ménages sont de plus en plus conscients de l’importance de consommer des aliments sains. Consommer bio est en passe donc de devenir une habitude chez bon nombre de Français soucieux de préserver leur santé et celle de leurs enfants.

Une nette progression par rapport à 2013

Ce constat est confirmé par l’Agence Bio qui vient de dévoiler des statistiques très favorables aux produits bio en France. Ainsi, si l’on en croit les chiffres affichés par le baromètre CSA de l’agence, 88% des français auraient consommé un ou plusieurs produits bio au cours de l’année 2014. En 2013, ils étaient 75%.

Plus en détail, parmi les personnes consommant des produits bio, 62% en prennent au moins une fois par mois, 33% au moins une fois par semaine et 10% en consomment chaque jour. Ces chiffres montrent une augmentation générale du nombre de personnes s’intéressant aux produits bio.

Seules 12% des personnes interrogées ne s’estiment pas concernées par cette question, contre 35% en 2013. Cette montée d’intérêt a permis au marché des produits bio de réaliser un chiffre d’affaire de presque 5 milliards d’euros. Une performance qui devrait s’améliorer davantage, puisque 92% des consommateurs interrogés prévoient d’augmenter leurs achats bio dans les quelques prochains mois.

Un secteur en pleine expansion

L’importance accordée par les français à la dimension développement durable explique en partie l’essor de ce secteur. Ainsi, 88% des personnes ayant participé dans ce sondage sont motivées par l’envie d’acheter des produits respectueux de l’environnement et/ou du développement durable.

La production bio se développe en France pour satisfaire ce nombre grandissant d’adhérents à ces produits. Plus d’1,1 million d’hectares est consacré à la culture bio en France. Le nombre d’opérateurs bio, il a augmenté de +4% entre 2013 et 2014. Il s’établit aujourd’hui à plus de 39 400 opérateurs.

Quant aux fermes bio, leur nombre a progressé de +4 % entre 2013 et 2014. Elles emploient également plus de personnes que les fermes traditionnelles et s’accaparent 7% de l’emploi agricole en France avec plus de 63 500 postes à temps plein.

Stop au gaspillage alimentaire

L’adoption en France du concept de développement durable et la conjoncture actuelle de la crise économique nourrissent les questions sur le rapport des citoyens à l’alimentation. Paradoxalement, il résulte de l’organisation actuelle du système alimentaire, des pertes de denrées importantes à toutes les étapes de la chaîne alimentaire. Explications…

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La cobotique, un outil collaboratif

Le secteur agroalimentaire est un des principaux acteurs économiques de notre pays, tant en chiffre d’affaires que pour l’employabilité. Vaste, il couvre un large panel d’activités, dont certaines pâtissent encore d’une pénibilité pouvant conduire à un statut de maladie professionnelle. La robotique collective peut-elle en être la solution ?

L’agroalimentaire, un secteur en pleine mouvance

L’industrie agroalimentaire a connu ces dernières années de profondes mutations, notamment dans ses méthodes et outils de travail. La robotisation, exponentielle, a joué un rôle sur plusieurs domaines : baisse des coûts de production, augmentation de la productivité, allègement des conditions de travail lié à une meilleure ergonomie. On a ainsi constaté de manière générale une diminution des maladies professionnelles et autres troubles musculo-squelettiques (TMS).

Toutefois, selon la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS), les métiers de l’agroalimentaire totalisent encore un quart de l’ensemble des troubles musculo-squelettiques (TMS) reconnus comme maladies professionnelles. Comment pallier ces risques ? L’une des solutions se trouverait dans la cobotique, autrement appelée robot collaboratif.

La technologie se met au service de l’homme

Née de la contraction des termes  « robotique » et « coopération », le cobot fait office d’assistant afin de réduire la pénibilité de la tâche de l’employé. Il s’agit d’une collaboration homme / machine, où le savoir-faire du professionnel est mis en exergue par la puissance du robot. En effet, le cobot aura pour principale mission d’alléger la tâche, non pas de se substituer à l’humain. Il reste dépendant de l’intention, du geste ou du comportement de l’homme au travail.

Cette nouvelle technologie, initialement créée pour le nucléaire et les forces armées, fait son apparition dans le BTP et la métallurgie, plus timidement dans l’agroalimentaire. Pourtant, les risques et la pénibilité sont persistants dans certaines activités du secteur, et cette alternative pourrait bien soulager bon nombre de professionnels.

L’étiquetage 5-C

L’étiquetage 5-C verra-t-il le jour ?

La bataille entre les autorités de santé, les industriels de l’agroalimentaire et la grande distribution n’en finit plus. Amendements, débats, revendications, l’article de la Loi Santé divise toujours autant les opinions, sa mise en place devient de plus en plus compromise.

Un décret qui s’inscrit dans la loi Santé

Si l’article 5 de la Loi Santé a été promulgué, le décret d’application doit quant à lui être encore définit. Il prévoit d’accompagner les informations nutritionnelles indiquées sur les produits par un graphique ou un symbole complémentaire sur la face avant des emballages. L’objectif est d’une part de faciliter l’accès à l’information pour les consommateurs, afin de mieux distinguer les aliments sains et moins sains, et d’autre part d’améliorer l’offre des industriels.

L’idée de cet étiquetage n’est pas nouvelle, il fait suite à la loi Information du Consommateur (Inco) qui marque en 2014 l’obligation d’affichage d’un tableau nutritionnel sur les produits. Toutefois, le constat après quelque mois de mise en application de ce tableau montre que les consommateurs ne s’y retrouvent pas. 66% d’entre eux estiment que les étiquettes, de par les termes et chiffres employés, sont incompréhensibles. D’où la volonté de simplifier la lecture par un logo intuitif. Le Professeur en nutrition Serge Hercberg a mis en place un système basé sur un classement en 5 couleurs, le 5-C, permettant une certaine souplesse. Chaque produit se voit attribuer des points selon les bienfaits ou les éléments néfastes qui le composent. Un algorithme, élaboré par la FSA britannique, prend en compte ces données pour arriver à un score, ensuite traduit sous forme de logo coloriel, du vert au rouge en passant par le jaune, l’orange et le rose. Sont associées à ces couleurs des lettres (A/B/C/D/E) pour rendre la lecture encore plus rapide.

Un projet conflictuel dont l’issue est incertaine

Le système 5-C promet en théorie une transparence sur les valeurs nutritives, et se veut un facilitateur de comparaison entre les produits d’une même catégorie. Mais les fabricants et distributeurs ne l’entendent pas de cette oreille, et mutualisent leurs efforts et actions pour démontrer les limites de cette classification. Ainsi, la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD) propose depuis mars 2015 son propre code couleur, moins pénalisant pour les producteurs. Pour l’Association Nationale des Industries Agroalimentaires (ANIA), une pastille de couleur rouge risque de stigmatiser le produit, voire de culpabiliser certains consommateurs, au budget limité ne permettant pas forcément d’équilibrer l’alimentation ou d’acheter des produits estampillés « vert ». Mais leur argument majeur pointe sur le manque de critères pris en compte dans le calcul. En effet, l’un des facteurs important est la taille des portions ou la quantité, ainsi que la fréquence de consommation. Manger un carreau de chocolat n’a pas la même incidence qu’une tablette entière !

Malgré cette confusion, certains acteurs sont favorables au système 5-C, comme le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) qui a publié son avis le 24 août 2015, indiquant que l’étiquetage 5-C est la solution la plus adaptée pour attirer l’attention du consommateur. Il est rejoint par l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ou encore le Fonds français pour l’alimentation et la santé (FFAS) qui s’est déclaré prêt à conduire des expérimentations en conditions réelles, sous l’égide de son Conseil scientifique et éthique.

A ce jour, toujours au cœur des débats, aucun calendrier n’est en place. Les industriels, par leur volonté, ont réussi à ce que le dispositif soit pour l’instant établi sur la base du volontariat. Le texte de loi précise que « la déclaration nutritionnelle obligatoire (…) peut être accompagnée d’une présentation ou d’une expression complémentaire au moyen de graphiques ou de symboles ».

Crédit photo : l’express

SALON-CFIA-RENNES-2016-GEPPIA

Le CFIA, rendez-vous agroalimentaire capital

Rennes a accueilli du 8 au 10 mars dernier le Carrefour des Fournisseurs des Industries Agroalimentaires (CFIA) pour la vingtième édition. 1 450 exposants, et environ 18 000 visiteurs, c’est un événement incontournable pour les acteurs et professionnels du secteur alimentaire. Retour sur l’édition 2016, placée sous le signe du savoir-faire industriel et de l’innovation.

Un événement unique pour un secteur de premier plan

Le CFIA Rennes est un incontournable du monde agroalimentaire, si ce n’est le plus important. Sur 40 000 m², le salon s’articule autour de trois pôles principaux : ingrédients et PAI, équipements et procédés, emballages et conditionnements.

Après avoir traité l’année dernière l’efficacité énergétique en agroalimentaire, cette édition « L’usine agroalimentaire du futur » proposait un focus sur les emballages alimentaires, de leur conception jusqu’à leur recyclage.

Les enjeux de ce secteur ont été décryptés lors de conférences et ateliers animés par des experts, sans oublier le critère fondamental d’innovation d’ailleurs récompensée par un trophée, avec un objectif : rapprocher les savoir-faire et savoir-être des industriels et des exposants.

Les temps forts de 2016

En perpétuel développement depuis sa création en 1997, le CFIA a proposé cette année de nouvelles animations comme la mise en place d’un plateau dédié à une Web TV, rediffusant des émissions et débats.

Le visiteur a pu effectuer un parcours en cinq étapes pour découvrir les nouvelles technologies d’emballages, maître mot de cette édition, par des démonstrations pédagogiques et ludiques sur des équipements ou en réalité virtuelle.

L’un des moments attendus par les professionnels et les visiteurs était bien entendu les Trophées de l’innovation, indicateur des tendances à venir. Cette année, les lauréats ont été Solina avec Chick’n tin (catégorie ingrédients et PAI), Clauger avec la Pile Energétique (catégorie équipements et procédés), Abiotec UV avec le purificateur d’air par bioconversion photocatalytique (catégorie qualité, hygiène, services), et Packinov avec RMD nano (catégorie emballages et conditionnements).

Tout au long de l’événement, d’autres solutions innovantes ont été présentées, nous pouvons citer Roquette et les bonbons sans gélatine, le concept clé en main de Solina ou encore le shaker thermoformé de CGL Pack.

Rendez- vous les 7, 8 et 9 mars 2017 pour une nouvelle édition.

L’Agroalimentaire va vers la transition énergétique

L’amélioration et l’optimisation de la performance énergétique des entreprises faisant partie du secteur agroalimentaire est urgente si l’on veut mener à bien la transition énergétique au niveau national. Cependant, elle évolue très lentement et le chemin restant à courir est encore long, selon une enquête menée par l’Institut Okavango et son Observatoire de la maturité énergétique des industriels de l’agroalimentaire. Décryptage.

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Gaspiller est aujourd’hui hors-la-loi

Alors que la France s’impose comme une nation fortement impliquée dans l’aide accordée aux plus défavorisés, en attestent les aides sociales et autres associations à caractère humanitaire comme les Restos du Cœur ou Emmaüs, l’épine « gaspillage » reste profonde. Cependant, l’entraide n’était jusqu’alors que la partie émergée d’un iceberg aux couleurs françaises. Ainsi, pays des droits de l’homme et de la diversité ethnoculturelle, la France est actuellement en passe de changer un point qui faisait tache sur le tableau : se battre contre le gaspillage de nourriture. Explications…

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