Véritable défi pour l’avenir, la filière alimentaire propose un large panel de formations permettant d’être rapidement opérationnel en entreprise, ces dernières s’orientant très largement vers l’apprentissage sur le terrain et l’enseignement de modules pratiques. Du CAP au Master 2 en passant par les BTS, l’agroalimentaire vous offre de nombreuses possibilités en matière de montée en compétence.

engrais

Conseil pour bien choisir son engrais

Bien jardiner nécessite de respecter la vie du sol tout en préservant sa fertilité pendant plusieurs années. Ainsi, choisir un bon engrais naturel organique possédant les besoins agronomiques requis est important. Dans cet article, nous vous expliquerons la démarche à suivre accompagnée de conseils pour jardiner comme un vrai professionnel.

Un jardinage qui respectent les phases lunaires contribuent à conserver la fertilité des sols. On privilégiera tout d’abord un bon apport d’humus puis une utilisation d’engrais organique d’origine végétale comme le compost et les algues ou d’origine animale comme le fumier, le sang ou la corne broyée. Ces engrais vont alimenter la grande diversité de micro-organismes présents dans le sol, qui les digèrent puis les transforment en éléments minéraux assimilables lentement par les végétaux et les plantes.

Le temps un facteur majeur

Une fois l’engrais déterminé, il vous faut l’épandre entre 2 à 3 mois avant la période de semi ou de plantation. Pendant plusieurs mois, ces intrants montreront une efficacité en libérant progressivement l’ensemble des minéraux. Contrairement à l’engrais chimique, qui possède une action d’assimilation très rapide par les plantes. Les engrais « coup de fouet » portent bien leur nom qui ont un effet immédiat sur ces cultures. Des risques liés à ces engrais sont réellement possibles, notamment en cas de mauvais dosage ou en cas d’absence d’éléments requis par le sol que la synthèse chimique ne peut pas concevoir (ex: humus).
L’épandage d’engrais peut également se fractionner en deux fois, ce qui permet d’apporter différents engrais notamment pour les cultures exigeantes. Plusieurs experts pensent que la meilleure période pour effectuer cet apport est durant la lune descendante.

L’engrais foliaire représente une alternative intéressante lorsqu’il y a eu un dérèglement climatique ou une maladie. L’assimilation de l’engrais foliaire se fait simplement et cela permet de lutter contre un potentiel affaiblissement d’une plante.

Une des règles d’or est de toujours bien respecter les doses indiquées sur les emballages.

L’importance des éléments chimiques pour ses plantes

L’azote et le feuillage

Les doses doivent être bien respectés afin de préserver le feuillage, la photosynthèse et le développement des végétaux. Parmi les éléments chimiques importants, il y a l’azote qui favorise la bonne croissance des tiges ainsi que des feuilles. Lorsqu’une plante pousse bien, c’est que la présence d’azote est réelle et suffisante.

Nos conseils :

Pour une libération rapide, mieux vaut privilégier des sources d’azotes sûres comme le guano et le sang séché, qui sont sans risque de brûlure. On les utilise pour combler l’apport d’engrais complet lorsqu’il y a eu un léger retard. Pour un effet plus lent, nous vous recommandons la farine de plume, la corne ou encore du tourteau de ricin. L’impact de ces engrais ne durent seulement qu’environ 3 mois.Dans le cas de certaines cultures, nous ne recommandons pas les engrais chimiques, puisque lorsqu’ils sont mal dosés, ils peuvent contribuer aux attaques de pucerons et provoquer des « secousses » pour les végétaux.

Le phosphore et les fleurs

Le phosphore présent en bonne quantité, contribue au bon développement de la formation des fleurs ainsi que l’amélioration de l’enracinement. Il est convoité pour toutes les plantes, rosiers et diverses fleurs d’ornement, mais aussi pour les légumes et les arbres fruitiers qui nécessitent de bien fleurir pour ensuite produire en bonne qualité et quantité.

Nos conseils :

Nous vous recommandons des engrais riches en phosphore comme l’anhydride phosphorique qui est présent avec différente teneur dans les produits suivants : à 25% dans la farine d’arêtes de poissons, à 10% dans la poudre d’os, à 8% dans le guano et à 30% dans le phosphate naturel. Ces produits sont souvent présents dans les engrais complets, qui sont fortement utilisés ces dernières années. Dans le cas du rosier, l’engrais que nous vous conseillons est le NPK 9-14-19.

A savoir : L’apport de phosphate naturel possède une action lente, par conséquent le temps d’impact de l’engrais se fait souvent d’une année à l’autre.

La potasse et les fruits

La potasse soutient la fabrication des protéines et améliore la résistance des végétaux contre plusieurs menaces : gel, parasites et maladies. Le développement des organes de réserve comme les racines, les tubercules et les bulbes est aidé grâce à la présence de cet élément chimique. La potasse contribue également à la croissance des arbres fruitiers et des légumes comme les melons et les tomates.

Nos conseils :

En cas de doute, notre conseil est de choisir un engrais complet avec une teneur plus riche en potasse qu’en azote. Dans le cas du gazon, la teneur en azote est plus forte avec un engrais NPK 10-2-2 alors que pour des tomates on recommande du NPK 4-6-6 et les fraises, du NPK 4-7-10.

déchaumage

Va-t-il falloir prévoir des pulvérisations supplémentaires ?

A l’heure des préparations de sols pour les futurs semis avant l’hiver, le temps n’est pas encore du côté des exploitants qui se demandent s’il ne va pas falloir faire des pulvérisations supplémentaires.

Un déchaumage partiel à prévoir

Le temps encore très doux entraine cette année encore la pousse d’adventices supplémentaires dans les champs. Il devient donc encore plus complexe de pratiquer un déchaumage efficace. La question de déchaumages successifs se pose donc. Seulement, tout le monde s’accorde à dire que ce n’est pas aussi efficace qu’un bon déchaumage direct et unique. Il est donc fort probable que cette année nécessite de renforcer les traitements en désherbage. Ce qui va contraindre à augmentation des frais.

Plusieurs pulvérisations risquent d’être donc nécessaires. Il existe différents types de pulvérisation en fonction de votre exploitation.

La pulvérisation portée

Grâce à un appareil que l’on fixe en hauteur sur le tracteur, il est possible de désherber, traiter les maladies et exterminer les insectes. Les avantages du pulvérisateur porté sont sa taille et son prix. En effet, puisque c’est un petit appareil adaptable sur différents types de machine, son coût est moindre. Sa forme compacte permet une maniabilité sur route et dans les champs. Cependant, son point négatif reste sa capacité et sa largeur de travail qui est limitée.

La pulvérisation trainée

Le pulvérisateur trainé comme son nom l’indique est un appareil qui se fixe à l’arrière du tracteur et qui se tracte comme une remorque, il fonctionne alors comme une véritable pièce tracteur. Il est monté sur roues et a une capacité plus importante que le pulvérisateur porté, allant jusqu’à 6000 litres.

En cas de parcelles de terrain, il est préférable d’utiliser un pulvérisateur trainé, grâce à sa maniabilité.

La pulvérisation automoteur

Les pulvérisateurs automoteurs sont les modèles les plus maniables, les plus grands, les plus autonomes, mais aussi les plus chers. En effet, ils sont équipés de plusieurs essieux moteurs de plusieurs roues motrices chacun. Il existe différents modèles, ceux qui se montent à l’avant du tracteur et ceux qui se montent à l’arrière. En fonction du choix, le prix ne sera pas le même, et restera le plus cher du marché (pouvant aller jusqu’à 120 000€).

Abeilles

Une longue « lune de miel » !

Le terme « abeille » désigne en fait un grand nombre d’espèces d’insectes, de la famille des hyménoptères. On ne recense pas moins de 20 000 espèces d’abeilles dont environ 2 500 en Europe et 1 000 en France. Parmi celles-ci, la plus connue et la plus répandue reste Apis Mellifera, l’abeille mellifère domestique, jadis connue sous le nom de « mouche à miel ». Les abeilles sont avant tout des insectes pollinisateurs, c’est-à-dire qu’elles participent à la fécondation des fleurs et à la production des fruits, puis des graines, qui assureront la reproduction des végétaux.

Un maillon essentiel de la biodiversité

Sans les abeilles, la pollinisation de nombreuses plantes ne pourrait plus être assurée. Il y aurait par exemple 60 % de légumes et de fruits en moins ! Leur disparition entraînerait un important déséquilibre écologique, la disparition de l’agriculture et celle de nouveaux animaux. Les abeilles sont apparues sur Terre il y a environ 80 millions d’années, bien avant les premiers hominidés (-6 millions d’années) et même avant les dinosaures (-65 millions d’années). Les plus anciennes traces de leur existence sont parvenues jusqu’à nous sous la forme d’insectes fossilisés, prisonniers dans l’ambre et conservés presque intacts. Ces insectes, retrouvés dans l’actuelle région de la Baltique, vivaient à l’époque de l’éocène supérieur (-70 millions d’années environ). Désignés par le nom de genre Electrapis, ils sont très proches de notre actuelle abeille mellifère. Il ne fait aucun doute que les premiers hommes se soient rapidement familiarisés avec le miel et en aient fait usage. Des peintures rupestres en Inde, Afrique du Sud ou Espagne nous montrent, représentés avec une certaine naïveté, des « chasseurs de miel » n’hésitant pas à braver le danger.

Chez les Egyptiens…

Le miel, produit semi-liquide ou solide qui ne se perd jamais, exerce une certaine fascination sur les hommes. Ce cadeau des dieux et de la nature est un symbole d’abondance, de douceur de vie, de pureté et de sagesse. Dans toutes les croyances et civilisations, il a toujours eu une place privilégiée.

Un papyrus datant de 1 600 ans avant notre ère rapporte de nombreuses préparations thérapeutiques à visées interne et externe à base de miel. Un autre papyrus dit « papyrus Edwin Smith » est un important traité de chirurgie (Thèbes vers 1600-1500 av. JC) qui apporte confirmation de l’usage du miel comme baume antiseptique. Dès cette époque, le miel servait à soigner les blessures : beaucoup de préparations vulnéraires étaient alors à base de vin et de miel, et parfois de lait. Les offrandes aux dieux étaient… des biscuits au miel !

Le miel avait également un rôle essentiel dans les rites funéraires : il aide à la conservation des corps et accompagne l’âme du défunt jusqu’à sa renaissance. Pour la conservation des corps, les embaumeurs ajoutaient au miel la cire et la propolis, ainsi que de nombreuses substances aromatiques. On peut supposer que le miel et la propolis contribuaient à éviter la prolifération des bactéries et des champignons sur l’enveloppe du défunt, sans oublier l’aspect rituel et symbolique d la chose.

L’Allemagne grignote des parts de marché à l’Hexagone

L’agriculture française est en panne. A écouter les paysans, la France perd pied. Elle n’est plus le grand leader de l’agriculture européenne. Dépassée par l’Allemagne dans de nombreux secteurs comme le lait ou le porc, elle perd chaque jour des parts de marché dans le poulet ou le bœuf. Les exploitants agricoles sont déprimés. C’est ce que montre l’enquête réalisée par France24 qui commence en février dernier qui commence au Salon de l’Agriculture de Paris…

Une réglementation immobilisante

« On prend une balle dans le pied, puis dans le genou, puis dans la cuisse. Et nos compétiteurs courent de plus en plus vite et on se demande pourquoi on reste au bord du chemin ». Ce gérant agricole ne mâche pas ses mots et ses maux. Viande, légumes, lait… la France agricole est restée sur le bord du chemin, dépassée par son concurrent allemand. Les agriculteurs incriminent une réglementation trop lourde et trop pesante pour leur productivité. Michel Prugue, Président d la Confédération française de l’aviculture, regret le retard français dans le secteur de la volaille : « Le cœur de gamme et le milieu de gamme n’a pas été développé. L’Allemagne, après sa réunification, a massivement investi dans l’agriculture et notamment la production de volaille. Aujourd’hui, elle bénéficie de ces investissements récents, d’une fiscalité favorable et l’accord qui permet de faire venir des travailleurs d’autre pays d’Europe ».

Crise pour la France, records pour l’Allemagne

Le coût de la main d’œuvre n’est pas le seul problème. Les règlements empêchent le développement des exploitations. En France, une ferme s’étale en moyenne sur 2 000 m² contre 6 000 en Allemagne. Même souci dans la viande : 50 vaches en moyenne par éleveur en France contre 150 en Allemagne. De toute façon, accroître la production ne suffit pas, encore faut-il que les Français jouent collectif. Entre producteurs et distributeurs, les relations sont tendues. Pour l’instant,  l’agriculture française perd des parts de marché au profit d’une Allemagne qui, elle, bat des records d’exploitation agricole, et ce n’est pas un hasard. Depuis la réunification de 1989, les Allemands ont investi des milliards d’euros dans leur appareil agro-industriel. De l’argent qui sort en grande partie de leurs finances, mais aussi de la poche de Bruxelles. A bon entendeur…

Le point sur la fiscalité agricole européenne

L’accession de la Gauche au pouvoir dans certains pays Européens comme la France a permis de donner un aspect plus « vert » à la PAC, pour sa version 2014-2020. Une des mesures phares de la réforme fait référence au « verdissement » des subventions aux agriculteurs. Ainsi, 30% des allocations seront désormais consacrées au respect des mesures écologiques, telles que les diminutions des émissions de carbone et la diversification des cultures. Plusieurs sanctions seront prévues pour les agriculteurs qui ne fourniraient pas d’efforts « verts », comme la suppression de 37.5% des aides allouées. Explications…

Répartition des aides à la PAC

Un volet problématique a été touché par la réforme, il s’agit de la répartition des aides de la PAC (Politique Agricole Commune). Actuellement, environ 80 % des paiements directs sont alloués à 20 % des exploitations. Désormais, les Etats devront obligatoirement faire en sorte que 80% des agriculteurs aidés reçoivent au minimum 60 % du montant des subventions à l’horizon 2019. De plus,  la réduction de la subvention sera progressive pour les plus grosses exploitations.

D’autres points litigieux, comme le plafonnement des subventions les plus élevées et leur dégressivité ainsi que la répartition du budget de la PAC entre les différents Etats de l’Union, ont pris beaucoup de temps avant d’être tranchés, car ils dépendaient de l’approbation par les Etats et le Parlement du budget de l’UE pour la période de 2014-2020.

Des efforts pour une véritable « Union Agricole »

L’application effective de cette nouvelle réforme de la PAC a commencé à partir de janvier 2014, tandis que le nouveau système de subvention a été mis en place en 2015, à cause des retards pris par les négociations sur le budget Européen. Les discussions actuelles sur l’harmonisation fiscale, notamment en matière d’imposition indirecte, et l’intégration monétaire poussée confirment la volonté des dirigeants européens  d’accroître le degré d’intégration en adoptant des politiques communes conduisant à une véritable union économique.

Les engrais

Les engrais : le point sur ces catalyseurs agricoles

L’accroissement de la population mondiale rend nécessaire le développement du rendement agricole afin de subvenir aux besoins alimentaires du plus grand nombre. Cela est notamment possible en augmentant le domaine des terres fertiles et en développant certaines espèces spécifiques. Qu’ils soient naturels ou chimiques, les engrais sont aujourd’hui des éléments indissociables de l’agriculture contemporaine. Si leur efficacité n’est plus à prouver, il semblerait qu’ils ne soient pas sans danger sur le long terme. Explications…

Développer le domaine cultivable

En défrichant de vastes portions de terre et en aidant à la fertilisation de zones improductives par l’utilisation d’engrais, les hommes ont considérablement développé le domaine cultivable. Des études agronomiques ont également été faites afin de sélectionner les plantes les plus productives, les plus riches et les moins fragiles, et de trouver les moyens d’en améliorer constamment le rendement, par le biais des engrais par exemple.

Comment les engrais peuvent-ils être à la fois bénéfiques et dangereux ?

Pour l’agriculture à grande échelle, on utilise principalement des engrais chimiques qui aident à la production mais qui, à la longue, deviennent un poison mortel pour les sols et les eaux souterraines. En effet, les engrais sont constitués de matières destinées à augmenter la fertilité des sols en constituant un aliment supplémentaire et un complément nutritif pour les plantes. Les principaux engrais chimiques (les nitrates et les phosphates entre autres), tout en apportant cette alimentation nécessaire à une production rapide et abondante, deviennent dangereux car leur utilisation massive ne permet pas leur élimination naturelle. Ils sont alors absorbés par les sols et se mêlent aux eaux d’infiltration qui vont alimenter la nappe phréatique souterraine. Ils peuvent également être entrainés par les eaux de pluie vers les rivières qu’ils polluent. Les engrais naturels (fumier, eaux usées, guano), et les engrais biodégradables provenant des végétaux, haricots et fèves ne constituent quant à eux aucune menace écologique.

fiscalité agricole en France

Le point sur l’imposition de l’agriculture en France

Historiquement, le secteur agricole français est soumis à un système d’imposition extrêmement complexe, en le comparant à celui des voisins Européens. Globalement, l’agriculture bénéficie d’une certaine générosité fiscale, bien qu’elle soit très sensible. On distinguera ici entre les différentes productions agricoles, les activités connexes telles que la transformation ou la distribution, la pluriactivité, le statut juridique… Seulement, nous pouvons affirmer aujourd’hui, sans prendre beaucoup de risques que les mesures fiscales qui s’appliquent exclusivement à l’agriculture sont de plus en plus rares.

Régime forfaitaire

Ce régime d’imposition forfaitaire s’applique de manière automatique aux exploitations qui réalisent un plafond de 76 300 euros de recettes pendant deux années consécutives.

Ce régime est très particulier. En effet, la commission départementale des impôts détermine, annuellement, un bénéfice moyen à l’hectare de chaque département français, en prenant en compte divers facteurs tels que le nombre des produits et des types d’exploitations.

Ensuite, l’administration multiplie ce bénéfice moyen à l’hectare par le nombre d’hectare déclaré pour chaque exploitant, et détermine par conséquent le bénéfice forfaitaire.

Ce bénéfice n’est pas notifié à l’exploitant mais il est publié au journal Officiel. Cette publication tient lieu de déclaration de résultat.

Régime réel simplifié

Les exploitants qui relèvent de ce régime sont ceux qui :

  • On déclaré une recette moyenne calculée qui varie entre un minimum de 76 300 et un maximum de 350 000 euros réalisée pendant les deux dernières années ;
  • Ont opté pour pour le régime réel tout en étant compatible avec le forfaitaire ;
  • Commercialisent des animaux de boucherie ou de charcuterie sans toutefois dépasser une recette de 350 000 euros.

Le régime du réel simplifié présente l’avantage d’accorder à son bénéficiaire d’un assouplissement de la comptabilité et des différentes déclarations. C’est ce qu’on appelle la « comptabilité super-simplifiée ».

Régime réel normal

Sont assujettis au régime réel normal, les exploitants :

  • qui déclarent une « moyenne calculée » dépassant 350 000 euros de recettes pendant les deux dernières années,
  • qui relèvent normalement d’un autre régime d’imposition qui choisissent de rester pendant au moins deux ans dans le régime réel normal.

Demain, le film qui rassemble les foules

Fait rarissime pour un documentaire, Demain a dépassé ce mois-ci le million d’entrées au cinéma. Après avoir séduit les professionnels, raflé le César 2016 du meilleur film documentaire, le grand public le plébiscite à son tour.

Un film résolument concret et positif

Cyril Dion et Mélanie Laurent, tous deux fervents défenseurs de l’environnement, ont voulu contrer un futur préoccupant. «Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales que traversent nos pays? ». Ils ont ainsi parcouru, avec une équipe de 4 personnes, la France et l’île de la Réunion, le Danemark, la Finlande, la Belgique, l’Inde, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Suisse, la Suède et l’Islande.

Selon plusieurs études internationales, dont une annonçant la fin probable de notre civilisation dans les 40 prochaines années, ils ont décidé de partir à la recherche de solutions pour offrir un avenir à leurs enfants. Il s’agit de faire face aux défis sociétaux et environnementaux, d’éviter cette catastrophe en route, et ce autour de 5 pôles : l’agriculture, l’économie, l’énergie, l’éducation, la gouvernance. En mettant bout à bout les initiatives positives et concrètes qu’ils découvrent au cours de leur voyage, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain.

« Partout dans le Monde, des solutions existent »

Le film Demain rencontre un succès collectif, et décroche de nombreuses récompenses. Depuis la sortie du film en 2015, de nombreuses initiatives citoyennes voient le jour, c’est une prise de conscience collective qui se met en place. D’ailleurs, le film lui-même est un travail collectif, il a bénéficié d’un financement participatif sur KissKissBankBank, 10 266 personnes ont ainsi collaboré.

Quelques exemples d’initiatives à mettre en place Demain :

  • Individuelles : manger bio et peu de viande ; choisir un fournisseur d’électricité renouvelable ; acheter local ; changer de banque ; réduire, réutiliser, recycler, réparer, partager…
  • Collectives : transformer son quartier en potager ; créer une coopérative citoyenne de production d’énergie renouvelable ; créer une monnaie complémentaire ; monter une école alternative ; se présenter dans sa ville et reprendre le pouvoir !
  • Politiques : réorienter les subventions agricoles pour permettre la conversion vers l’agriculture biologique, l’agroécologie, la permaculture,… ; basculer la fiscalité du travail vers le carbone ; libérer la création monétaire ; créer une 2ème chambre avec des citoyens tirés au sort ; intégrer l’étude de la pédagogie et la formation “in situ” dans les cursus des enseignants.
emplois saisonniers agricoles

Les emplois saisonniers agricoles

Les beaux jours arrivent, de nombreux jeunes se mettent à la recherche d’un emploi pour cet été, la saison se prépare. Le secteur agricole, par des besoins importants, est un acteur majeur dans le recrutement de saisonniers, voyons ensemble ce qu’il offre.

Des activités variées

Avec presque 45 % d’emploi saisonnier, le secteur agricole est le premier employeur de main d’œuvre saisonnière, notamment pour les vendanges. Cueillette, récolte, travaux de conditionnement, d’arrachage, de coupe ou de taille, les activités sont nombreuses et variées. Très manuel, l’emploi saisonnier offre une expérience bénéfique pour acquérir le savoir-faire nécessaire en production agricole.

Essentiellement entre avril et octobre, les emplois saisonniers peuvent s’exercer dans différents endroits : en chai pour la vinification ; en plein champ pour les récoltes; sous serre pour les semis; en entrepôts pour le conditionnement et l’emballage ; dans une station fruitière pour la cueillette ; dans une exploitation agricole ; dans une pépinière arboricole ou viticole. Les besoins sont liés au cycle saisonnier, limités dans le temps, avec des pics d’activité où la main d’œuvre doit être efficace. En 2013, 826 000 contrats ont été signés,  plus de 330 000 en contrat vendanges.

Des contrats réglementés

S’il faut être âgé d’au moins 16 ans, la population qui travaille en saison reste majoritairement jeune : plus de 40 % ont moins de 25 ans. Le contrat, spécifique, ressemble au CDD, à quelques nuances près. Il peut être signé avec ou sans terme précis, et se succéder, sans respecter de délai de carence entre les contrats. Il doit avoir une durée maximale de 8 mois par an, réduite à 6 mois pour les travailleurs étrangers et 1 mois dans le cas du contrat de vendange. Attention, le contrat saisonnier ne donne pas droit à l’indemnité de précarité. Il est possible de signer un Titre Emploi Simplifié Agricole (TESA), qui a été créé pour simplifier les formalités liées à l’embauche de saisonniers agricoles.

Les offres d’emploi sont consultables auprès de différents organismes : ANEFA (Association Nationale pour l’Emploi et la Formation en Agriculture), Pôle Emploi, Bourse de l’Emploi ou encore Yojob Agriculture, nouvelle plateforme de recrutement de salariés agricoles. Certains départements éditent des livrets, répertoriant les postes à pourvoir.

 

Crédit photo : ladmedia

l'agriculture numérique

Le monde agricole se met à la pointe

A l’heure de la digitalisation et des objets connectés, l’agriculture connait les prémices de grands bouleversements. Apparue timidement il y a quelques années, la tendance à l’agro-digital se confirme peu à peu, en commençant par les grands groupes et coopératives, qui investissent de plus en plus dans le domaine du numérique. Le big data agricole est en marche.

Le numérique pour produire plus et mieux

Dans une période de crise, l’agriculture peut désormais compter sur de précieux outils. Après avoir été raisonnée, elle devient, grâce aux nouvelles technologies, une agriculture mesurée, basée sur la connaissance et la précision.

En effet, la quantité de données nécessaires est parfois compliquée à centraliser pour les agriculteurs : météo, rendement, date d’opération, type d’intrants, cours des produits, … Des logiciels permettent d’analyser et de traiter ces informations pour une utilisation optimale. Cette lecture intelligente et maîtrisée est un levier capital pour des prises de décisions parfois cruciales. Par exemple, les données recueillies, couplées à des calculs mathématiques programmés, indiquent le moment propice pour la récolte ainsi que le prix de vente adéquat.

Les nouvelles technologies sont utilisées ici pour être au service de l’agriculture ; il est aujourd’hui évident qu’il s’agit d’un enjeu majeur, solution future qui tend à émerger. « Renaissance numérique » a d’ailleurs publié en 2015 un livre blanc, les défis de l’agriculture connectée dans une société numérique, pour mettre en avant les opportunités de cette utilisation, ainsi que ses nombreux enjeux : rentabilisation des cultures, augmentation de la productivité, optimisation de la consommation d’énergie, ou encore réduction des coûts.

Des outils au service des agriculteurs

Selon une étude, 45% des agriculteurs en 2014 étaient équipés de Smartphone, contre 39% en 2012. La plupart d’entre eux consultent la météo, mais leur champ d’utilisation peut pourtant être beaucoup plus large. Le Smartphone ou la tablette deviennent des tableaux de bord, permettant d’avoir accès à diverses informations, et même de contrôler à distance certaines opérations, comme l’humidité ou la nutrition des plantes.

Alors quels sont les outils existants ? Citons par exemple des capteurs d’humidité connectés en Wifi, décelant une éventuelle sécheresse, permettant ainsi d’adapter l’irrigation ainsi que la fertilisation. Ils contribueront aussi à maîtriser l’utilisation des pesticides mais aussi d’obtenir une date de semis idéale. Les drones font également leur apparition dans le monde agricole : ils offrent une cartographie précise des sols, et signalent toute anomalie. Des chercheurs ont par ailleurs développé et breveté un pneu-capteur capable de cartographier le tassement à l’intérieur de la parcelle. Le bétail est également concerné par la numérisation: grâce à une puce implantée, l’éleveur a accès à des informations précieuses sur l’animal ; en fonction de son poids, de sa santé ou encore de la période, il pourra adapter au mieux son alimentation.

Le nombre d’applications est en train de croître de manière considérable, leur rôle, au-delà de la production, a également une valeur préventive, notamment dans la lutte de propagation de maladies ou de parasites.

Cette expertise, qui offre une transparence actuellement nécessaire, devient un enjeu pour bons nombres d’acteurs dans le domaine agricole. Ainsi, le groupe InVivo, premier groupe coopératif agricole français, a récemment annoncé la création d’ici fin 2016 d’une plateforme agro-digitale comprenant un studio numérique de 500m².

 

Crédit photo : alimentation-generale.