Food Bashing

L’industrie agroalimentaire proteste contre le FoodBashing !

« Nous en avons ras le bol de prendre des coups sans arrêt ». Le coup de gueule de Jean Philippe Girard, président de l’Association nationale des industries alimentaires en dit long sur l’exaspération des professionnels de l’agroalimentaire face au « foodbashing », particulièrement virulent depuis quelques semaines. Après le scandale des « lasagnes de cheval », les révélations sur la charcuterie cancérigène et les emballages alimentaires pollués, l’industrie agroalimentaire tente de redorer son blason. Décryptage…

Des scandales en série

Particulièrement virulentes à l’égard de l’industrie agroalimentaire depuis quelques semaines, les associations de défense des consommateurs ratent rarement l’occasion d’épingler les « contrevenants » dans les médias à forte audience. Dernières hostilités en date, les jambons issus du mélange de la viande de plusieurs porcs (trois ADN différents dans une seule tranche), l’utilisation de la « chair » ou de la « pulpe de poisson » plutôt que des filets… Etc. Le summum avait été atteint début 2013 avec l’épisode du « horsegate », qui a révélé au grand jour la présence de viande de cheval dans les plats préparés, présentés comme étant à base de viande de bœuf. Peu ragoûtant ! Le « minerai de viande », préparé à l’aide de résidus de viande bas de gamme mélangés de collagène et graisse, finira par sceller la mauvaise image de l’industrie agroalimentaire.

Une riposte timide

Il aura fallu attendre le coup de grâce porté à l’industrie par l’Organisation Mondiale de la Santé, qui a récemment classé les produits carnés parmi les substances cancérigènes, pour voir les professionnels de l’agroalimentaire monter au créneau. A l’avant-garde, l’Association Nationale des Industries Agroalimentaires (ANIA), qui lance en grandes pompes une « charte d’engagement », dans le dessein de sceller un « pacte de confiance » avec les consommateurs qui migrent peu à peu vers les produits de l’agriculture. « Seuls 55% des Français ont une bonne image de leur industrie alimentaire », regrette l’association, qui se base sur un sondage réalisé par l’institut OpinionWa.

1 réponse
  1. François
    François says:

    J’ai envie de dire, on récolte ce que l’on sème. Si les industriels ne voulaient pas avoir une mauvaise image, ils n’avaient qu’à pas commencer à prendre les consommateurs pour des jambons.

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